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Labyrinthe
Journal d'un peintre

(Le Pélerinage immobile, tableau virtuel)

Nos travaux sont d’étranges algèbres;

Le labyrinthe vague et triste où nous rôdons

Est plein d’effrois subits, de pièges, d’abandons;

Mais toujours dans la main le fil obscur nous reste.

Malgré le noir duel d’Atrée et de Thyeste.

Malgré Léviathan combattant Béhémoth,

J’aime et je crois. L’énigme enfin dira son mot.

 

Victor Hugo

 

(Le Labyrinthe, tableau virtuel)

« Mais si nous examinons le schéma classique du labyrinthe crétois, nous constatons qu'il offre un chemin unique, il est donc impossible de s'y perdre. Il ne peut coïncicider avec le dédéale complexe décrit par le mythe, ni avec l'image que l'on peut se faire d'un dédale de la vie. Le labyrinthe n'est donc pas un dédale : il représente plutôt la voie menant hors du dédale ou la voie créée à partir d'un dédale transformé, c'est à dire la solution que nous cherchons. »

(Patrick Conty, L'Esprit du labyrinthe)

(La Crypte au labyrinthe, tableau virtuel)

« C'est un peu au-delà du lac Moeris et à proximité de la cité des crocodiles que les Égyptiens ont édifié leur labyrinthe. Je l'y ai vu : il dépasse de loin ce qu'on peut imaginer ! Les dieux savent si les temples d'Éphèse et de Samos sont dignes d'intérêt. Réunirait-on pourtant les monuments de la Grèce, en y joignant même les pyramides d'Égypte, que le Labyrinthe supplanterait encore toutes ces merveilles, en art et en industrie... » 

 HÉRODOTE, Histoires, II

(Chrysalide, lavis d'encre sepia)

(Méditation, tableau virtuel)

« Entre les beautés presque infinies qui composent la superbe et agréable Maison de Versailles, le Labyrinthe en est une, qui peut-être n'éblouit pas d'abord extrêmement mais qui étant bien considéré, a sans doute plus de charme et d'agrément que pas un autre. C'est un carré de jeune bois fort épais et touffu, coupé d'un grand nombre d'allées qui se confondent les unes dans les autres avec tant d'artifice, que rien n'est si facile ni si plaisant que de s'y égarer. À chaque extrémité d'allée, et partout où elles se croisent, il y a des fontaines, de sorte qu'en quelque endroit qu'on se trouve on en voit toujours trois ou quatre et souvent six ou sept à la fois. »

(Charles Perrault, le Labyrinthe de Versailles.)

(Le Labyrinthe devant la fontaine, tableau virtuel)

« Dans le premier couloir, elle compta huit portes sans s'arrêter. Ayant poussé la neuvième, elle suivit une nouvelle allée où débouchait des galeries obliques et perpendiculaires, prit la troisième et tourna à droite. Au bout de vingt-cinq pas, elle vit une trappe dans le sol, la souleva, descendit six marches et se trouva brusquement dans l'obscurité d'une cave. Elle savait qu'il fallait suivre à tâtons la paroi droite de trois fois la longueur de son bras. Elle découvrit ainsi six nouvelles marches qui lui permirent de remonter au jour. La dernière porte sur sa gauche s'ouvrit sur la chambre de Rosamonde... »

JOHN BROMPTON, Chronicon.

(Rosamonde, tempera à l'œuf sur toile)

« Tout homme avisé qui s'engage
Dans le Labyrinthe d'Amour,
Et qui veut en faire le tour,
Doit être doux en son langage...»
(Charles Payraud, le Labyrinthe de Versailles.)

(Le Jardin de Rosamonde, tableau virtuel)

(Le Signe dans l'allée couverte (Guiry), lavis d'encre sepia)

(Les Rochers d'Atlantis, tableau virtuel)

« C’est le poisson qui passe

Par la gorge de la nasse

Et quand il veut retourner,

Doit y demeurer malgré lui

A jamais emprisonné

Car tout retour est impossible.

Les autres qui dehors sont restés

Quand ils le voient accourent

Et pensent que ses ébats

Sont plaisir et grande joie,

Quand le voient là tournoyer

Et paraissant danser...

Mais là, il faut vivre hélas!

Tant que la Mort vous en délivre... »

 

(Guillaume de Lorris, le Roman de la Rose)

(Spirales dans le sable, tableau virtuel)

(La Corne d'Amon, tableau virtuel)

(La Découverte, tableau virtuel)

« Dis-moi, labyrinthe marin, qui te consacra

Après t'avoir recueilli,

Frêle dépouille blanchie par les eaux ? »

THEODORIDE

(Le Coquillage, tableau virtuel)

LA MARELLE

LE JEU DE L'OIE

 

Labyrinthe
© 2010 août 2007